Alors qu’on craignait de voir la GT-R transformée en grille-pain électrique, Nissan vient de lâcher une info qui fait plus de bien qu’un plein de SP98 à 1 euro.
Pas de « Bzzzt-Bzzzt » pour la R36
Lors d’une petite sauterie au siège de Nissan à Yokohama, Richard Candler (le grand manitou de la stratégie produit) a été on ne peut plus clair avec nos confrères de Motor1 : la future GT-R R36 ne sera pas une voiture à piles. > « Les voitures de sport électriques ne déplacent pas encore les foules. Les batteries actuelles ne sont pas capables de produire une expérience digne d’une GT-R. On ne passera pas au tout-électrique pour la prochaine génération. Pas question. »
Voilà qui est dit. On imagine Richard faire un mic-drop avec une bielle de R35 pour ponctuer sa phrase.
L’hybride pour sauver les meubles (et la planète, paraît-il)
Attention, ne sortez pas tout de suite le champagne non plus. Pour continuer à exister face aux normes antipollution qui nous serrent la gorge plus fort qu’un col roulé en laine, la R36 devra obligatoirement passer par la case hybridation.
C’est le « bon sens » selon Nissan. L’idée ? Garder le feu sacré du moteur thermique tout en y ajoutant une petite dose d’électrons pour calmer les instances écologiques et, accessoirement, envoyer un couple de camion instantané aux quatre roues.
Nissan GT-R R36 hybride : Pourquoi c’est une bonne nouvelle ?
- Le poids : Les batteries actuelles pèsent le poids d’un âne mort. Une GT-R est déjà un beau bébé, pas besoin d’en faire un sumo de 3 tonnes.
- Le son : Parce qu’un sifflement de vaisseau spatial, c’est marrant 5 minutes, mais rien ne remplace le grognement d’un bloc Nissan en pleine charge.
- L’âme : Godzilla reste un monstre mécanique, pas un gadget high-tech jetable.
On attendait une exécution en place publique, on repart avec un sursis motorisé. Si la Nissan GT-R R36 conserve son ADN tout en adoptant une assistance électrique intelligente, on est prêts à signer en bas à droite (à condition de retrouver les fiches de paie…).


