La Skoda Fabia 130 dispose de 177 ch et d’une polyvalence totale pour une citadine (presque) digne d’une compacte.

| Marque et modèle | Skoda Fabia |
| Version/finition | 130 |
| Prix du modèle essayé | 35 310 € |
| Kilomètres parcourus | 243 km |
| Consommation constatée | 6,7 l/100 km |
| Type de moteur | 4 cylindres 1,5 l |
| Puissance | 177 ch |
| Couple | 250 Nm |
| Boîte de vitesses | Automatique à 7 rapports (DSG7) |
| Transmission | Traction |
| Poids à vide | 1 271 kg |
| Accélération (0 à 100 km/h) | 7,4 s |
| Vitesse maximale | 228 km/h |
Le contexte de l’essai
Comme vous le savez (ou pas), je roule en Volkswagen Polo de 150 ch. Enfin, je devrais dire « je roulais » car elle n’a pas vu sa maison depuis 364 jours. J’enchaîne les essais et la pauvre ne sert qu’à réaliser les parcours de transition entre les différents parkings de parcs presse. Toutefois, je garde un œil attentif sur les citadines polyvalentes car c’est le segment qui correspond le plus à mon usage. Majoritairement seul au volant, les autres fois à deux et toujours avec le besoin d’un coffre suffisant. Sachant que j’aime la puissance (surtout le couple) et le confort. Nous allons donc voir que la Skoda Fabia 130 coche toutes ces cases.


Skoda Fabia 130 de 177 ch
On débute par le piège. Le nom. Fabia 130 donc 130 chevaux ? Que nenni. Il s’agit des 130 ans de Skoda. Cela valait bien une version spécifique pour cette citadine vendue à plus de 5 millions d’exemplaires, le deuxième succès après l’Octavia. Nous retrouvons donc l’évolution de mon 4 cylindres 1,5 l poussé à 177 ch. Comme la base thermique des hybrides rechargeables des Leon, Formentor et Terramar chez Cupra.
J’avais déjà noté une sonorité sympathique et je le confirme complètement avec la Fabia. Plus présent naturellement que dans la Golf GTI 50 (un comble !) et notamment quand on monte dans les tours. Un écueil indépassable pour les électriques. Malgré toutes leurs qualités. Dont celle du couple immédiat. Celui-ci stagne à 250 Nm (les limites de la boîte) et on ressent une légère latence de la DSG7 avec le pied au plancher. Dès la seconde passée à tomber les rapports, on obtient une puissance marquée par rapport à ma Polo avec un 0 à 100 km/h en 7,4 secondes (contre 8,2 secondes). Comme à son habitude, le mode Sport permet de rester plus alerte pour dépasser sans difficulté.


La conduite (pas sportive)
Je vous arrête immédiatement si vous veniez chercher une sportive. Il faut la voir comme une citadine thermique puissante et polyvalente. Et pas beaucoup plus. Malgré un châssis rabaissé de 15 mm. Ça tient le pavé (et mieux qu’avec le Sport Select de la Polo) mais sans fournir un grand plaisir de conduire. Les étriers rouges performent au freinage, bien aidés par le poids restreint de 1 271 kg. La direction manque de communication et d’incisivité. Pour une citadine sportive – de rallye, prenez une (formidable) GR Yaris et ne me cassez pas les pieds.
Pour du quotidien, c’est très bien. Même s’il faudra faire attention aux incalculables dos-d’âne urbains du fait des jantes Libra de 18 pouces. Passez en douceur. On entend trop le train avant à 130 km/h avec une résonnance dans l’habitacle annihilant de ce fait les bruits d’air. À quelque chose malheur est bon. Difficile de demander davantage d’insonorisation à une citadine, même polyvalente. On regrette l’absence de soutien lombaire dans les sièges pour offrir le confort total en complément d’une bonne position et d’un maintien latéral. Malgré ces quelques critiques négatives, le confort général est bon. Même très bon.


La vie à bord de la Skoda Fabia 130
Au niveau des écrans, celui central et du cockpit, ça sent les années 2010. Aucune mise à jour de ce côté donc on voit Skoda comme le parent pauvre de Volkswagen group. Les graphismes paraissent démodés et plus archaïques que ceux de ma Polo. De plus, la lenteur ajoute de la gêne. Aussi pour les problèmes de connexions à Android Auto sans fil et les micro-coupures de son. Un mal connu avec les smartphones chinois.






On affiche facilement les informations demandées mais ça reste triste, austère et vieillot, comme la planche de bord aux 50 nuances de gris. Seules les bandes Martini des sièges amènent une touche colorée. Les matériaux sont de bonne qualité et on observe un unique bruit de mobilier au niveau de la buse d’aération droite. Dommage. On se console avec les boutons physiques pour régler la clim ainsi que le bouton mute sur le volant (contrairement à ma putain de Polo !!) et la facilité pour couper l’alerte de vitesse avec la molette.

Skoda Fabia 130 : la bonne taille
Avec 4,13 m, cette Fabia atteint la moyenne haute du segment et elle mesure 8 cm de plus que ma Polo. On retrouve donc logiquement de l’espace pour les passagers à l’arrière et surtout un merveilleux coffre de 380 litres. On remarque la poignée en caoutchouc pour fermer aisément le hayon. Une malice tchèque comme le parapluie dans la portière, à l’instar de l’Octavia RS.




On passe à 1 190 litres avec la banquette rabattue. Elle explose la Polo avec ses 351 et 1 125 litres. C’est un critère prépondérant à mes yeux et la Fabia se hisse vers les compactes. Tout en gardant une facilité de manœuvres avec 10,7 m de diamètre de braquage et surtout une envergure contenue. La résolution perfectible de la caméra de recul n’engendre pas de difficultés pour se garer.




Les consommations pertinentes
Sans aucune hybridation et avec 177 chevaux, je m’attendais au pire pour les consommations. Alors que pas du tout car le moteur conserve la désactivation de deux cylindres à vitesse stabilisée donc on obtient une moyenne de 6,7 l/100 km après 243 bornes parcourues. Sans surprise, sur des petits trajets en ville, on dépasse les 7,5 l/100 km mais on peut aussi tomber à 5,1 l/100 km sur le réseau secondaire.
Dès lors, strictement aucun intérêt de se taper un 3 cylindres de 115 ch sans l’agrément du 4 cylindres de 177 ch de la Skoda Fabia 130. Avec son réservoir de 50 litres, on a une autonomie de 750 km. Contrairement aux nuls 600 km de la Polo du fait d’une ridicule cuve de 40 litres.


Le style et le prix de la Skoda Fabia 130
La Fabia gagne quasiment tous les matchs sauf celui du physique. Mais c’est propre à mes goûts. J’adore forcément le Bleu Racing et le Noir Magic de série sur cette version 130 basée sur la finition Monte-Carlo. Je valide aussi la double sortie d’échappement et la calandre noire même si je préfère les feux sur l’Allemande. Il en va de même pour les jantes.


Avec quelques options supplémentaires (comme le pack hiver, l’assistance de conduite et les palettes au volant), on monte à 35 310 € sans oublier d’ajouter le malus de 740 € en 2026. C’est d’ailleurs pour cela que cette Fabia ne récupère pas le moteur 2 litres de la Polo GTI, trop émetteur de CO2. Cependant, on se réjouit des prestations proposées par cette édition 130.


En conclusion
La Skoda Fabia 130 se positionne dans le haut du panier des citadines polyvalentes par son gabarit et surtout sa puissance de 177 chevaux. Elle démontre un agrément quotidien tout en gardant des consommations adaptées. On peut lui reprocher des écrans datés (et un peu lent pour le central) ainsi qu’une insonorisation perfectible masquant insuffisamment les bruits du train avant à 130 km/h. Un soutien lombaire offrirait une touche de confort supplémentaire. Par ailleurs, la sonorité du 4 cylindres permet d’apprécier une spécificité introuvable sur les électriques. C’est maintenant ou jamais pour profiter d’une bagnole 100 % thermique si complète.

Toutes les photos de la Skoda Fabia 130










































