Alors que le monde de l’automobile semble s’être mis d’accord pour nous servir du SUV à toutes les sauces jusqu’à l’indigestion, Hyundai vient de lâcher une petite bombe qui fait un bien fou au moral. La Hyundai Ioniq 3 vient d’être officiellement dévoilée et je dois vous avouer que le choc visuel est réel. On n’est pas sur un énième parpaing surélevé mais sur ce que la marque appelle une « Aero Hatch ». Pour faire simple, c’est une compacte électrique qui a mangé un livre d’aérodynamisme au petit-déjeuner et qui arbore un look qui ne laissera personne indifférent.
Si vous avez de la mémoire, ou si vous suivez nos pérégrinations depuis un moment, vous vous souvenez peut-être que dans une autre vie, j’avais pu approcher le Concept Three en marge du salon de Munich. À l’époque, on se demandait si Hyundai oserait aller jusqu’au bout de l’idée pour la série. La réponse est un grand oui. La Hyundai Ioniq 3 conserve cette tension dans les lignes, ce côté brut et précis que les designers appellent le langage « Art of Steel ». Pour moi, c’est simple, je la trouve absolument canon.




Elle me rappelle immédiatement le Hyundai Veloster avec son profil chelou, mais elle réveille aussi une certaine nostalgie pour la Ioniq 28 kWh, cette version originale que l’on croise souvent chez les copains de La Chaine EV et qui reste, encore aujourd’hui, une référence d’efficience. On retrouve ce même esprit de voiture basse, profilée pour fendre l’air, mais avec une modernité technique qui remet les pendules à l’heure.
Le design de cette Hyundai Ioniq 3 est une véritable ode à l’acier. Les surfaces sont traitées avec une pureté qui change des lignes torturées que l’on voit partout ailleurs. L’avant plonge très bas, tandis que le toit s’étire de façon rectiligne pour maximiser l’espace intérieur avant de chuter brusquement vers un becquet arrière intégré. C’est audacieux, c’est frais, et surtout, ça affiche un coefficient de traînée de 0,263. Dans le monde des voitures électriques, c’est le Graal pour aller chercher des kilomètres d’autonomie sans avoir besoin de transporter une batterie de la taille d’un petit appartement.




À l’intérieur, Hyundai a appliqué le concept du « Furnished Space ». L’idée est de traiter l’habitacle comme une pièce de vie avec des matériaux qui rappellent le mobilier italien des années 70. C’est chaleureux, loin de l’aspect clinique de certaines concurrentes. Le plancher est parfaitement plat, ce qui permet d’offrir une habitabilité digne du segment supérieur malgré un gabarit de 4,15 mètres de long. On y trouve même des « Easter eggs » cachés un peu partout, une petite touche geek que l’on adore chez Hoonited (même si on commence à saturer des « Easter eggs » mal employés à tout va). Le système d’infodivertissement Pleos Connect, basé sur Android Automotive, promet enfin une interface fluide et intelligente sur des écrans allant jusqu’à 14,6 pouces.
Côté pratique, la Hyundai Ioniq 3 ne rigole pas avec un coffre de 441 litres (soit 882 pintes de Goudale), en partie grâce à la « Megabox » dissimulée sous le plancher. C’est tout simplement énorme pour la catégorie. Hyundai a aussi pensé aux amateurs de look plus agressif avec une finition N Line qui ajoute des détails sportifs bien sentis. On est loin de l’ennui habituel des citadines électriques. C’est une voiture qui a une âme, un style propre, et qui prouve qu’on peut faire de l’électrique sans forcément construire un tank de deux tonnes.







Pour finir de vous convaincre que cette Hyundai Ioniq 3 est l’une des sorties les plus excitantes de 2026, il suffit de regarder la fiche technique. Elle ne cherche pas à battre des records de vitesse pure avec ses 170 km/h en pointe, mais elle mise tout sur l’intelligence de conception et le plaisir d’utilisation au quotidien. Voici le détail de ce qui se cache sous le capot (ou plutôt sous le plancher).
Fiche technique détaillée de la Hyundai Ioniq 3
| Caractéristique | Valeur / Détail |
| Longueur | 4 155 mm (Base) / 4 170 mm (N Line) |
| Largeur | 1 800 mm |
| Hauteur | 1 505 mm |
| Empattement | 2 680 mm |
| Poids | 1 550 à 1 580 kg |
| Coefficient de traînée (Cx) | 0,263 |
| Puissance moteur | 108 kW (147 ch) ou 100 kW (136 ch) |
| Couple maximal | 250 Nm |
| Transmission | Traction (Roues avant motrices) |
| Batterie Standard | 42,2 kWh (Autonomie > 344 km WLTP) |
| Batterie Longue Autonomie | 61 kWh (Autonomie > 496 km WLTP) |
| Vitesse maximale | 170 km/h |
| Accélération 0-100 km/h | 9,0 s (Standard) / 9,6 s (Longue Autonomie) |
| Recharge DC (10-80 %) | Env. 29 min (Standard) / 30 min (Longue Autonomie) |
| Chargeur embarqué AC | 11 kW de série (22 kW en option) avec fonction V2X |
| Volume de coffre | 441 L (incluant 114 L de Megabox) |
| Taille des jantes | de 16 à 19 pouces |
| Lieu de production | Izmit, Turquie |


