Review

Essai de Skoda Scala de location au Portugal : sans âme ni violenceEnviron 13 minutes de lecture

by 29 décembre 2021
Résumé
Marque et modèle

Skoda Scala

Prix de base

21 320 €

Prix du modèle essayé

23 355 €

Moteur

1.0 L 3 cylindres TSI

Carburant

SP 95 ou 98

Puissance

95 poneys nains sous morphine

Couple

175 Nm

Boîte de vitesse

Manuelle à 5 rapports mal étagés

Transmission

Traction

0 à 100 kmm/h

Trop long.

0 à 200 km/h

Personne, jamais.

Vitesse max

140 km/h c'est déjà beaucoup, mais on doit pouvoir prendre le 150 en pente avec le vent dans le dos.

Longueur

4 362 mm

Largeur

1 793 mm

Hauteur

1 499 mm

Empattement

2 636 mm

Poids

1245 kg

Réservoir

50 litres

Km parcourus

438 km

Conso moyenne constatée

7.4 L/100

CO2

106 g/km

Jeudi 16 décembre 2021. Après 2h de sommeil et 2h d’un vol sans encombre, nous voici devant l’agence de location de voitures au Portugal. On avait vu serré en réservant une Clio 5 pour 5 adultes dont 3 de plus d’1m80 et tapant au-dessus du quintal, 2 grosses valises et 2 sacs à dos. Le gars nous regarde, repose les yeux sur le papier, voit écrit Clio, a un rictus, nous propose, par professionnalisme, de passer sur un modèle plus grand et on accepte. Le modèle plus grand, c’est au choix un Kwai (a.k.a Hyundai Kona renommée pour des besoins éthiques) ou une Skoda Scala. Tout le monde vote pour la Hyundai sauf moi. La Scala, je la connais, parce que ma vie est nulle. Puis la Scala était une boîte de nuit portugaise du 94, qui a fermé depuis, ça bouclerait la boucle. Sur le parking, personne ne la capte, alors qu’elle est là, sous nos yeux, juste derrière le Kona (pardon, le Kwai). Après avoir indiqué l’engin en posant ma main dessus, les autres se disent : « ah oui, c’est mieux, c’est plus spacieux ». J’appelle alors @vityok et lui propose de faire un papier dessus. il me répond que ma vie est vraiment nulle puis raccroche. Voici donc l’essai de la voiture la plus insipide du monde : la Skoda Scala.

Arrivée : premier contact

Ni une, ni deux, mais 5 personnes, adultes, prennent place dans cette Scala. Le coffre ne bronche pas malgré les 2 grosses valises totalisant 50 kg, les manteaux, deux sacs à dos et un sac plastique.

Ne nous mentons pas, la personne au milieu galère : les jambes écartées, l’aération sur elle, elle subit les assauts hasardeux des deux autres passagers à l’arrière qui essaient, de manière maladroite d’attacher leurs ceintures respectives. Les mouvements se font de manière saccadée, chaque passager retenant sa respiration pour gagner quelques millimètres, attendant le « clic » salvateur pour souffler. La Scala n’en mène pas large à l’arrière, comme toutes les bagnoles de nos jours. C’est écrit 5 places sur la carte grise, mais il n’y en a que 4 dans la réalité.

Je prends le volant. Ma main découvre la joie d’un pommeau de boîte manuelle et retrouve le plaisir quelque peu phallique avouons-le, d’un frein à main, un vrai, dont on tend le câble en tirant dessus. Le genre de jouet qui donne envie de faire des dérapages sur des parkings enneigées ou les zones boueuses du Nord-Pas-de-Calais.

Je cherche le bouton de démarrage quelques courtes secondes, si tant est qu’une seconde puisse être plus longue qu’une autre sur notre planète. En lieu et place du bouton magique, une fente située au niveau de la direction correspond exactement à l’appendice de l’élément de métal que la clé laisse apparaître quand on appuie dessus. L’espace d’un instant, je me demande si nous n’avons pas voyagé dans le temps. La présence des masques sur tous les visages me rappellent que non. C’est bien cette époque de merde. Juste la caisse qui, malgré ses quelques mois d’existence, est déjà aussi vieille qu’un jeune hipster en mal d’une époque qu’il n’a pas connue.

J’enfonce et tourne la clé. Le 3 cylindres rugit tel un lionceau agonisant seul au milieu d’une savane désertique. Le modèle loué se contente du plus petit moteur de la gamme : 1 litre de cylindrée pour 95 poneys nains. Le genre de machinerie qu’on mettait à l’époque dans des citadines de 750 kg et qui désormais anime des SUV de 1400 kg. On tente de faire bonne figure en ajoutant un turbo comme on pose un pansement sur une plaie ouverte, sans trop y croire. Mais on en reparlera.

On prend la route. Contrairement à ce que l’on peut croire, reprendre une boîte manuelle après avoir conduit des boîtes auto pendant des années n’est pas un problème. Il faut avouer que j’aime la boîte méca, j’aime débrayer malgré un point de patinage haut, preuve que la caisse, bien jeune avec ses quelques milliers de kilomètres en a essuyé des conducteurs. J’aime sentir l’action du frein moteur et l’impression de contrôle permanent. J’aime jouer du pommeau comme un ado prépubère qui découvre son corps. J’aime conduire, tout simplement.

Le moteur est à la peine mais je ne m’en rend pas trop compte au début, car je prends mes marques et j’ai la dalle. Direction l’hôtel pour ensuite prendre un petit déjeuner portugais.

Dom José, les pancakes et les caisses

Après notre passage à l’hôtel, il était temps de se rendre chez Dom José. C’est mon fief du coin. Il faut savoir que j’adore prendre le p’ti dej’ au Portugal. On y mange délicieusement bien. Et Dom José est une sorte de sublimation de la chose. Le cappuccino signature n’est pas qu’un nom sur un gobelet. D’ailleurs, il n’est pas servi dans un gobelet. Et les assiettes de pancakes, soigneusement accompagnées d’un jus d’orange pressé, sont servies avec passion.

Le Portugal n’est pas uniquement le pays du Porto, du café Delta, des Pastel de Nata et du foot. Je ne m’avance pas trop en disant qu’à part le Japon, je ne vois pas un autre pays avec un tel attachement aux bagnoles. Les portugais aiment l’automobile. D’un amour passionnel.

Il n’existe aucun constructeur automobile national. Pourtant, dans votre voiture, vos jantes, vos sièges, le pommeau de vitesse, le tableau de bord, les boutons ou encore les contours de portes ont très certainement été faits là-bas. Et ce, qu’il s’agisse d’une BMW, d’un Range Rover, d’une Mercedes ou de cette Skoda Scala.

Le salaire moyen au Portugal est encore faible, avec un SMIC valant moitié moins qu’en France. Et si manger n’est pas coûteux, tout le reste l’est. Surtout depuis le flux de migrants français retraités qui a fait s’envoler le marché immobilier. Mais plus que tout ce qui s’y trouve, il existe une chose qui surclasse tous les pays d’Europe en matière de coût : la voiture.

En posséder une au Portugal est un sacrifice financier. L’essence coûte plus cher. Alors qu’en France, on pleurait de voir les pompes afficher un coût au litre fleuretant avec les 2 euros, j’avais déjà vu ce tarif cet été. Le prix des voitures est également élevé, plus qu’en France à modèle équivalent. Enfin, à tout ceci s’ajoute une taxe annuelle dégressive selon l’âge et la valeur initiale de la voiture. Une taxe qui peut taper dans le 5-6 k€ facile pour un SUV compact.

Pourtant, malgré le sacrifice financier nécessaire, j’y ai croisé de pure merveilles. Même dans un petit village du nord, pas loin de Guimarães, appelé Taipas.

On trouve des choses incroyables comme cette station service perdue au milieu de la région du Douro et abritant derrière une vitrine un peu sale, un méchant tiercé composé d’une R34 (la vraie, pas la GTT), une R32 et une Datsun 240Z. Rien que ça ! On se retrouve à croiser une Integra Type R immaculée ou encore, du côté de la plage du Nord, un défilé de voiture électriques avec au choix de la Tesla S, X, ou 3, de la Jaguar iPace ou de la BMW i8 ou iX3. Un jour, je prendrais peut-être le temps d’un reportage sur les bagnoles là-bas, car il y a des choses à vous faire vibrer le palpitant.

Il n’y a pas de poubelle au Portugal. Même les « merguez » sont chouchoutées. Et comme une voiture n’est rien sans une route pour l’utiliser, le pays regorge de chemins tortueux agrémentés de montés et descentes mélangées à des virages sexy et de décors à s’en péter la rétine. J’étais dans le contexte idéal pour malmener cette Skoda Scala et ce moteur minuscule.

La fadeur dans toute sa splendeur

Après pas mal de bornes, nous sommes retournés à l’hôtel. J’ai pris le temps de regarder l’engin. La Scala est fade. Pas moche, fade. La ligne générale génère autant d’ivresse qu’une bière sans alcool. Elle s’affiche dans la rue comme les TV LCD noir sur un mur d’hôpital : le truc trop familier pour être remarquable, mais pratique.

Car son design, bien qu’insipide est malin. Par exemple : le porte à faux arrière, très court rend les créneaux faciles à effectuer. A l’avant, le porte à faux est dans la même veine, avec pour conséquence, une excellente maniabilité et une prise de virage saine.

La lunette arrière, plongeante est certes plus exposée en cas de choc, mais offre également une bonne visibilité, ce qui est rare de nos jours.

A l’arrière toujours, les passagers ont les fesses posées légèrement en amont des roues arrières. Pour avoir pris cette place sur quelques trajets, on est bien. Pas de roulis, pas de mouvement de caisse, pas d’envie de vomir. La Scala coche la case voyage haut la main, aidée par de larges surfaces vitrées, surfaces auxquelles peuvent s’ajouter un toit panoramique fixe faisant toute la surface du pavillon, non présent dans le modèle loué.

Quant à l’espace à bord, il est correct. La place centrale permet de faire souffrir quelqu’un de manière sadique, mais ça passe. Mieux qu’à l’arrière de la 308 break du taxi qu’on a pris à l’aéroport au retour sur Paris.

Dans la rue, même en montant dans les tours, en faisant hurler le moteur, tout en étant à poil au volant, personne ne vous remarque. La Scala est l’antithèse de l’ostentation. La Scala est la première voiture livrée avec l’invisibilité de série.

La caisse dont on se fout royalement mais qu’on finit par aimer

La Scala s’utilise de manière décomplexée. Un peu comme un smartphone à 200 balles. Tandis qu’on vérifie les rayures éventuelles avant d’entrer dans son SUV à 50k, la Skoda est déjà en train de rouler. Le temps ne se gagne pas entre deux feux rouges, il se gagne sur ces instants perdus.

Ceci peut s’appliquer à n’importe quel déplaçoir, n’importe quel véhicule à vocation fonctionnelle sauf que la Scala est dans le podium de ce registre. Dites-vous qu’il s’agissait d’une voiture de location et que, même dans ce cas-là, on n’y a prêté aucune attention.

Pourtant, de fil en démarrages, jour après jour, cette bagnole suscite une certaine émotion, une sensation particulière à poser son popotin dans les sièges, sans confort particulier. Petit à petit, la Scala devient votre Scala. Et vous apprenez à l’aimer. La Scala, c’est un syndrome de Stockholm sans la partie perverse.

Elle devient plus qu’un véhicule. Elle accompagne ses occupants aux vacances, à la maternité, aux examens, aux courses, pendant les déménagements, les achats chez Ikea avec le fameux « je t’ai dit que ça ne rentrerai pas ! », suivi d’un « t’as vu, qui avait raison ? J’ai l’œil pour ces trucs ! ». Les rencards réussis et ratés, les prises de têtes parce qu’il fallait prendre à droite, ces heures pour certains, au drive à attendre une commande incomplète… Elle devient un accessoire de vie et même un lieu pour la concevoir. Elle se teinte de moments de votre existence et elle se façonne à votre image, justement parce qu’elle n’a jamais été un centre d’intérêt pour la bagnole qu’elle était mais pour l’usage que vous en avez fait.

Fade jusque dans la conduite

Avec 95 chevaux et sa boite 5 vitesses étagée avec les pieds, notre modèle de location a peiné sur les routes sinueuses portugaises, remplies, comme la vie, de hauts et de bas qui s’enchaînent de manière effrénée. Surtout avec 5 adultes dedans, elle a morflé la pauvre.

L’étagement est donc raté. Si le plaisir de jouer de l’embrayage est bien là, le passage des rapports n’a rien de la précision et de la fermeté d’une boîte Mazda. C’est mou et flou comme les yeux du boss après un apéro. Et les démarrages en côtes nécessitent de bien faire hurler le moteur et mon pied n’a jamais autant atteint la butée d’un accélérateur. Accélérateur dont l’amplitude se résumait à aller de rien à presque rien.

Mais pour le reste, ça fonctionne. La direction est précise. L’insonorisation est efficace et empêche de subir les plaintes du 3 cylindres turbo d’un litre en pleine souffrance. Le freinage est endurant et puissant pour stopper les 1 240 kg de la bête et le poids de ses passagers, même lorsqu’elle est lancée en pleine descente. En gros, la caisse serait presqu’une « régalade » avec un 2 L turbo mazout ou le 1.5 L TSI 150 dedans.

La voiture est basse. Plus que ne le sont les SUV actuellement. Forcément, cela génère moins de roulis et à l’arrière on se sent bien. L’espace aux jambes est large, même avec un gars d’un mètre quatre vingt cinq devant et un autre d’un mètre quatre vingt derrière. L’accoudoir arrière est un plus fourni de série. On a même une ventilation centrale qui rafraichira ou chauffera les parties génitales de la personne assise au centre lorsqu’on est 3. Les surfaces vitrées sont importantes, ce qui, pour les enfants et adultes, apporte plus d’équilibre et évite la sensation de confinement. Sensation dont on a tous eu notre dose.

A son image, le ressenti au volant de la Scala est inexistant. On s’ennuie, mais on a de la chance. Dans ce modèle entrée de gamme, on peut ajouter le combo Android Auto – Apple Car Play pour 180 €. Combo qui fonctionne même sans fil une fois la première connexion réalisée avec le câble.

Franchement, on a bien aimé et elle a bien bu

Elle aurait pu être cette personne chelou qu’on ne regrette pas de ne plus subir après les vacances. Mais ça a été tout le contraire. On n’en est pas tombé dingue, faut pas pousser. Disons qu’elle était là, quand on en avait besoin. Elle nous a ouvert la porte lorsque la pluie s’est mise à tomber. Elle a transporté nos sacs et valises sans avoir besoin d’un doctorat en Tetris, elle a su nous réchauffer vite et bien par 3°C, comme nous rafraichir sans nous donner la crève par 23°C. Elle a pu se faufiler dans une place pas très longue en centre-ville, a permis d’écouter L’Odeur De L’Essence sans dénaturer l’instru car le son est bon, aidé par l’insonorisation. Son comportement est sain et la vie à bord est agréable.

Son moteur a bu, démontrant l’inefficacité et même l’aberration d’une telle motorisation dans un modèle aussi imposant. Les 8.2L/100, en étant chargé, sur pas mal de petits trajets avec leurs lots de côtes sont descendus rapidement à 7.4L/100 quand on a rendu les clés. En stabilisé à 120 sur autoroute, on est autour des 5.7L/100. Ce n’est pas énorme, mais le 1.5 TSI 4 cylindres associé à la DSG7 aurait fait moins, vu qu’il pouvait prendre du 6L/100 sur un Ateca, plus lourd et moins aérodynamique. En tout cas, ce même moteur poussé à 110 ch ne doit pas consommer moins, même avec un rapport supplémentaire. Et il doit gueuler autant.

Bref, si vous prenez cette caisse, oubliez les 3 cylindres d’un litre, et choisissez un moteur plus puissant, plus gros, qui ne boira pas plus et encaissera bien mieux les sollicitations.

Il faut quoi de plus ? Deux fondamentaux !

Souvent, j’entends un « ma voiture, tant qu’elle m’emmène du point A au point B… » dans la bouche de personnes qui finissent en Duster tout équipé.

Pendant le retour, j’étais crevé. Alors j’ai vite fait jugé ces acheteurs de Duster, en pensant que pour le même prix, on avait une Scala autant voire mieux équipée, franchement plus agréable et rationnelle, tant au quotidien que pour la route. La Centrale proposant des modèles avec 5 000 km bien équipés avec un vrai moteur pour moins de 26 000 euros, je pensais que ce serait jouable.

A mon retour, j’ai commencé à écrire ce papier virtuel. Je suis allé sur le configurateur. Ces prix, quelle blague !

Sérieusement, sur le site officiel, je n’ai rien trouvé d’aguichant. Pire, au fil des configurations, les prix affichés m’ont fait halluciner. On arrive rapidement, pour un équipement équivalent au Duster, à un tarif supérieur de 5 000 €. Et je ne compare pas l’occasion au neuf. Cela n’a pas de sens. Forcément, j’évite le 1.5 TSI 150 ch et la DSG7 qui explosent le plafond. Mais rien n’y fait.

Alors je ne pige pas. je ne pige pas Skoda. Il y avait là un super coup à jouer pour ancrer un modèle boudé dans les foyers qui cherchent une bonne voitures pour se déplacer. Confortable et agréable à conduire. Une proposition rationnelle à mettre en face du Duster qui inonde toutes les rues et tous les parkings. Un Duster qui a su progresser, s’adapter, pour offrir désormais une expérience loin d’être médiocre. Si on ajoute la communication inexistante de la part de Skoda sur cette Scala (qui pourtant tape pile dans le besoin de la majorité des foyers), alors il ne lui reste rien.

Car une voiture impopulaire dans la rue l’est aussi sur le marché de l’occasion. Surtout pour sa cible, qui, généralement, n’a que faire de l’automobile. une cible qui se rassurera en choisissant un modèle « visible » et donc connu.

Tandis que je terminais ces lignes, j’ai repensé à la Sandero. A ce que l’on peut avoir pour 35 % à 45 % de moins que la Scala. Et je me suis dit que non, on n’en verra pas beaucoup de Scala. Ce qui est, à l’image de la voiture, ni un mal, ni un bien. Mais également à l’image du parc auto, tristement irrationnel.

Toutes les photos de la Skoda Scala

On aime

+ Espace à bord
+ Vie à bord
+ Confort pour les passagers
+ Beaucoup de lumière à bord
+ Comportement sain
+ Bonne insonorisation
+ Android auto et Apple Car Play sans fil
+ C'est pas un SUV donc manœuvrable facilement même sans caméra

On aime moins

+ Design fade malgré le Red Dot Award de 2019
+ Motorisation de l'essai totalement inadaptée
+ Prix dès qu'on veut un équipement sympa

L'avis de l'équipe Hoonited
La note de l'équipe Hoonited
La note du public
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Couleur
5.0
Extérieur
5.0
6.0
Jantes
5.0
5.7
Intérieur
7.6
5.0
Performances
5.0
4.9
Châssis
7.0
Assumerais-je de rouler avec ça ?
5.0
5.1
Prix
5.0
6.5
La note de l'équipe Hoonited
5.3
La note du public
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Le Stagiaire
Nourrit à base d'huile de tournesol 15W40 et de chips Vico, le stagiaire n'a pas de nom, parce qu'il ne le mérite pas. Il nettoie les locaux virtuels de Hoonited et entre 2 coups de serpillère virtuelle, il écrit des trucs et taxe des voitures pour les essais.