Le Kia Stonic fait partie de la longue liste des SUV urbains et propose des arguments à découvrir.

| Marque et modèle | Kia Stonic |
| Version/finition | GT-line |
| Prix du modèle essayé | 31 740 € |
| Kilomètres parcourus | 434 km |
| Consommation constatée | 6,2 l/100 km |
| Type de moteur | 3 cylindres 1 l + micro-hybridation 48V |
| Puissance | 115 ch |
| Couple | 200 Nm |
| Boîte de vitesses | Automatique à 7 rapports (DCT-7) |
| Transmission | Traction |
| Poids à vide | 1 270 kg |
| Accélération (0 à 100 km/h) | 10,8 s |
| Vitesse maximale | 182 km/h |
Le contexte de l’essai
Inconnu au bataillon ce Kia Stonic. Il existe depuis 2017 et j’ignorais totalement son existence. Lorsque j’ai eu cette proposition d’essai, je l’ai acceptée de bon cœur car j’aime l’aventure (relative avec un SUV urbain) et surtout les découvertes. J’apprends qu’il a bénéficié d’un restylage en 2025 pour une phase 3 plus en harmonie avec la signature visuelle de la marque coréenne.

Au début, je le trouvais totalement banal et puis après une semaine à le regarder, il arrive à exprimer une certaine sympathie avec sa douce couleur Vert Lichen. Les grands feux avant et arrière correspondent au design actuel mais on peut davantage questionner le dessin marqué des pare-chocs. Les jantes (très noires) de 17 pouces ne sont pas bouleversantes et assombrissent l’ensemble.



Le 3 cylindres micro-hybridé du Kia Stonic
À chaque fois que j’expérimente un 3 cylindres, j’ai toujours les mêmes appréhensions. Entre vibrations nombreuses, bruit de tracteur et manque de puissance, ce sont des craintes légitimes. Dacia échappe souvent à ces défauts avec la Sandero ou le Duster puis sinon, on a la solution du premium avec le Mini Countryman.
Dans le groupe Hyundai/Kia, je connaissais déjà l’i20 (avec ces défauts bien présents) et surtout le Bayon, concurrent direct du Stonic, qui se limitait à 100 ch quand notre modèle en développe 115 ch, bénéficiant de l’aide précieuse d’une micro-hybridation pour porter le couple à 200 Nm. Dès qu’on accélère, on ressent une poussée agréable. À l’inverse, à bas régime et à faible allure, le moteur toussote et on retrouve la sonorité disgracieuse.


Mode sport et voies rapides
Autre solution, rouler en mode Sport (par une touche placée pertinemment en bas du volant). La réactivité de l’accélérateur amène immédiatement de la vivacité et on obtient des reprises plaisantes. Même une sensation de vitesse, notamment avec le bruit du moteur, entre 50 et 90 km/h. Au-delà, la puissance semble à bout et on comprend mieux les pénibles 10,8 secondes pour atteindre 100 km/h. Les insertions sur voies rapides sont réalisables mais ne soyez pas trop optimiste. Comme pour les dépassements sur autoroute.

On perd beaucoup en insonorisation avec des bruits d’air trop présents. Son domaine de prédilection reste la ville, normal pour un SUV urbain. On apprécie tout de même le péri-urbain avec une direction correcte mais on regrette le roulis, du fait d’un châssis typé confort. D’ailleurs, et à juste raison, les suspensions s’avèrent appréciables dans la plus grande majorité des cas.


La vie à bord
Malheureusement, ce confort se pondère par la piètre qualité de l’assise. Bien trop dure surtout en comparaison de la Kia Ceed. C’est vraiment dommage car même sur de courts trajets, on est gêné au séant. On sera aussi contrarié par les aides à la conduite trop intrusives. Bonne nouvelle, on peut couper l’alerte de vitesse par un appui (trop) long sur le bouton mute du volant et il faut aussi absolument s’occuper de l’alerte de franchissement de ligne.

Grâce à un raccourci, on arrive directement sur le menu de l’enfer avec toutes les ADAS et certaines doivent se déconnecter à l’arrêt. J’ai bien l’impression qu’on ne pourra pas mieux attendre conglomérat séoulien. Par contre, j’espérais déverrouiller/verrouiller plus facilement l’auto au contact de la poignée. Je n’ai jamais autant galéré au point de passer parfois par la clé.




Nouvel écran et Android Auto toujours filaire
Le nouvel écran de 12,3 pouces propose une excellente résolution (et un peu moins lent qu’auparavant) mais trompeur finalement car le logiciel demeure ancien. C’est pourquoi, à 31 740 €, dans cette finition GT-line, on n’a toujours pas Android Auto sans fil. Il faut encore et encore brancher son smartphone avec un câble USB-A ! Même pas un USB-C… En 2026, ça devient trop anachronique pour moi. Heureusement, on n’a pas de coupure et le système audio natif est bon. On bascule entre les réglages de climatisation et des menus par un bouton tactile, ce qui rajoute une étape pour pas grand-chose.

Le chauffage est aussi efficace dans l’habitacle que pour les sièges. Même brûlant au 3edegré niveau. C’est cool d’avoir aussi le volant chauffant quand ce n’est pas le cas sur une Mercedes CLA au double du prix. Les places arrière me semblent restreintes mais les nièces de Miss Novichok ont (encore) dit que c’était suffisant. Forcément, elles ne mesurent pas 1,85 m. Par contre, c’est factuel, le coffre déçoit grandement avec seulement 352 litres quand la moyenne de la catégorie dépasse les 400 litres. La caméra de recul est digne d’une Renault 4 donc pas au niveau.






Kia Stonic : DCT-7 et consommations
La fluidité de la boîte auto DCT-7 me laisse sur le cul car j’étais perplexe puis sévère avec elle lors de mes 3 premiers essais. Ici, avec le Kia Stonic, rien à redire à part que c’est très (très) bien. Même mieux qu’une DSG7. J’ai donc l’impression d’écrire tout et son contraire et je n’explique pas ces différences sauf à dire (hypothétiquement) que la batterie 48V bonifie l’expérience. Le frein moteur passerait presque pour un mode Brake.
Pour les consommations, en fonction des typologies de trajets, on passe de 5,3 à 6,7 l/100 km donc un résultat logique de 6,2 l/100 km après 434 km comprenant fréquemment des voies rapides. Un score moyen pour une voiture moyenne. Tout se tient. Avec un réservoir de 45 litres, on dépasse les 700 km d’autonomie, typique du segment.


En conclusion
Le Kia Stonic offre des prestations cohérentes pour un SUV urbain doté d’un 3 cylindres volontaire, surtout en activant le mode Sport. Sa boîte automatique fluidifie les parcours en ville. Malgré des suspensions confortables, on regrette la dureté des assises qui ne favorisent pas le bien-être à bord. Dans le même registre, les aides à la conduite intrusives sont à couper obligatoirement. La dernière déception provient de l’absence d’une connexion à Android Auto sans fil pour un véhicule restylé en 2025. À défaut d’être singulier, il fait preuve de bonnes qualités.

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