Vous pensiez que le V12 était mort, enterré sous une montagne de batteries lithium-ion et de logiciels d’écoconduite ? Aston Martin vient d’envoyer un monumental bras d’honneur à la planète bien-pensante. Du haut de mes 40 ans dont 15 à essayer tout ce qui roule, mon dernier orgasme à 12 cylindres remonte à une Vanquish Volante de 2015. Mais là, les Britanniques ont pété un câble avec la Aston Martin Valen : 850 chevaux, un look de Batmobile (Batmobile 007 quoi) et pas l’ombre d’une lunette arrière. Accrochez-vous, ça va secouer.
850 chevaux sous un capot interminable : le V12 fait de la résistance
Si vous pensiez que les moteurs à 12 cylindres étaient bons pour le musée des antiques, les sorciers de Gaydon ont décidé de faire parler la poudre.
Sous cet immense capot en fibre de carbone bat le légendaire V12 5.2 litres biturbo. Sauf qu’ici, les ingénieurs du département ultra-exclusif Q by Aston Martin ont libéré la bête. Résultat des courses ? 850 ch et un couple camionnesque de 1 000 Nm disponible dès 2 500 tr/min. De quoi satelliser l’Aston Martin Valen de 0 à 100 km/h en à peine 3,0 secondes, pour une vitesse de pointe calée à 344 km/h.
La cavalerie est transmise aux seules roues arrière via une boîte automatique ZF à 8 rapports retravaillée avec le feeling de la Vantage GT4 de course. Oui, vous avez bien lu : 850 bourrins uniquement sur le train arrière. Il va falloir avoir le cœur bien accroché et les poignets solides.
- Moteur : V12 5.2 Biturbo (position centrale avant)
- Puissance : 850 ch / 1 000 Nm
- Poids : -110 kg par rapport à la Vanquish
- Performances : 0-100 km/h en 3,0s / 344 km/h max
- Production : 150 exemplaires dans le monde

Un style de Batmobile qui fout (vraiment) la trouille
S’il y a bien un truc qu’on ne peut pas retirer à l’Aston Martin Valen, c’est son physique. Elle ne cherche pas à être élégante comme la DB12, ni gentiment sportive. Elle est terrifiante.
Conçue entièrement sur une coque en fibre de carbone sur mesure, elle adopte des optiques enfoncées ultra-affûtées, des ouïes béantes pour gaver le V12 en air frais et une posture d’une agressivité rare. Mais le détail qui tue — celui qui fait jaser toute la planète auto —, c’est sa poupe.
Il n’y a tout simplement PAS de lunette arrière !
À la place, Aston Martin a posé un panneau plein en carbone. La visibilité arrière ? On s’en cogne, des caméras feront le boulot. Quand on roule en Aston Martin Valen, de toute façon, tout ce qui se trouve derrière vous appartient déjà au passé.
Cure de jouvence et régime hyperstricte
Développer une supercar de 850 ch, c’est bien. Éviter qu’elle pèse le poids d’un char d’assaut, c’est mieux. Par rapport à la plateforme d’une Vanquish classique, les ingénieurs ont réussi l’exploit de faire gagner jusqu’à 110 kg à la bête.
Chaque panneau de carrosserie est en carbone, les jantes de 21 pouces sont en magnésium moulé et, si vous cochez l’option « Pack Légèreté », vous avez droit à des éléments de suspension taillés dans la masse et de la visserie en titane.




Côté liaisons au sol, c’est du très lourd : amortissement piloté Bilstein DTX, freins carbone-céramique massifs (disques de 410 mm à l’avant) et des gommes sur-mesure Pirelli P-Zero R équipées de puces électroniques (Pirelli Cyber Tyre) qui communiquent en temps réel avec l’ESP.
Un objet de collection à prix indécent
Vous en voulez une dans votre garage ? Il va falloir faire très, très vite (et sortir le chèque d’un émir). La production de l’Aston Martin Valen sera strictement limitée à 150 exemplaires pour la terre entière.
À l’intérieur, c’est un savant mélange de cockpit de course et de haute couture : sièges baquets carbone, Alcantara, cuir Semi-Aniline et éléments imprimés en 3D.




Du haut de mes 40 ans (je sais, on dirait pas), j’ai vu défiler un paquet de caisses censées être « révolutionnaires ». Mais voir débarquer une brique en carbone à V12 pur jus sans hybridation, de 850 ch, taillée comme un stealth et limitée à 150 unités… franchement, ça me redonne une foi inébranlable en l’automobile passion. Vivement le premier tour de clé !

