Review

Essai Ford Fiesta ST-Line X Flexifuel : l’essence de la fêteEnviron 17 minutes de lecture

by 29 juillet 2022
Résumé
Marque et modèle

Fiesta ST-Line X 1.0 l Flexifuel

Prix de base

23 890 €

Prix du modèle essayé

26 440 €

Moteur

3 cylindres 1 litre 95 ch qui tourne à l'alcool comme tonton René

Carburant

Ethanol E85 et dans les grands jours du SP95. On peut y mettre du SP98 mais ce serait dommage.

Puissance

95 chevaux

Couple

170 Nm

Boîte de vitesse

Manuelle à 6 rapports

Transmission

Traction

0 à 100 kmm/h

Je dirais 10 secondes mais la voiture était bourrée

0 à 200 km/h

Mais pourquoi frérot ?

Vitesse max

185 km/h (une légende)

Longueur

4 069 mm

Largeur

1 941 mm

Hauteur

1 484 mm

Poids

1 229 kg

Réservoir

42 litres

Km parcourus

503 km

Conso moyenne constatée

9l/100 km

CO2

117 g

Puissance fiscale

5 CV

On a coutume de dire que l’alcool ne sauvera pas le monde. Ford, Alain Prost et tous les allergiques à l’eau sont persuadés du contraire. Nous avons essayé la Ford Fiesta Flexifuel, qui prouve que l’alcool ne sert pas seulement à noyer la misère, il permet de s’en sortir. Voici l’essai de cette Ford Fête dans sa version ST-Line (c’est comme une ST mais sans le moteur). Modèle quasi neuf (450 km à la réception) prêté par Ford (merci Ford, on ira boire un verre).

Une histoire de traduction

Hoonited a 2 ans. A cette occasion, le patron m’a dit qu’il aimerait que je m’occupe de la fiesta. Je suis parti chercher des Pépitos, du jus d’orange ultra concentré Lidl, des chips Old El Passables, un jeu de cartes pour faire un Strip Poker Car (on mise des pièces de nos bagnoles et quand on perd, on la désosse).

Après 187,63 € de courses (putain d’inflation), me voilà seul, dehors, la rédaction n’ayant pas de siège social. Je reçois un coup de fil de Victor : « t’as cru qu’on allait fêter l’anniversaire de la rédaction, dehors, avec toi ? Va falloir être plus vif. Va chercher la Ford bordel, le parc presse t’attend ! Et n’oublie pas l’alcool ! »

Je vérifie avoir bien raccroché, l’insulte de tous les noms possibles possibles et je pars récupérer la Ford Fiesta Flexifuel autrement dit, la Ford Fiesta tournant à l’éthanol E85. Je comprends mieux pourquoi il me parlait d’alcool. C’est ainsi que je me suis retrouvé avec l’une des rares voitures qui nécessitent de faire le plein d’alcool avant de prendre le volant.

Ford Fiesta Flexitarienne : et c’est party ! (c’est quoi l’E85)

Ça fait du bien de revenir sur terre. Depuis quelques mois, j’enchaine des essais de voitures financièrement inaccessibles à un stagiaire. Puis l’E85, je n’y avais jamais goûté. Je suis allé chez ESSO Créteil dans l’espoir d’une saveur plus maltée que chez Total. L’E85, c’est une essence coupée à l’alcool. Manque de bol, chez Esso, il y a des cadeaux mais pas d’alcool (oh) ! Premier truc à savoir, l’E85 n’est pas hyper populaire. Il y a cependant une liste des stations en proposant en France. Les proprios de véhicules EV vont se marrer, évoquant les bornes si critiquées, un peu, parce que la suite sera plus savoureuse que Jack et Daniel réunis. Ouais, l’E85 c’est bien.

Arrivé chez Total, le pistolet bleu concorde avec la passion du Bioman de même couleur (bioman, biocarburant, coïncidence ?), celui qui avait un penchant pour la bouteille. L’E85 à la pompe, c’est revenir à l’époque qui permettait de voir les chiffres défiler au ralenti.

Un moyen facile de faire un score rond imprimé sur un ticket, qu’on regardait sans trembler. Une saveur des années 2000 sans Loana et Jean Édouard dans la piscine. Et c’est tout ! Pas d’ADblue machin, d’additifs, de conservateurs. Le plein se fait comme un plein d’essence.

Pourquoi Total ? Disons que la société a délibérément niqué la planète malgré des résultats grave qui découlaient de SES études entre 1970 et la fin des années 80, en prenant soin de surtout cacher cette découverte et de décrédibiliser toute entité qui suggérerait la possibilité d’un réchauffement climatique. Alors elle a un peu besoin de se faire une meilleure image. D’ailleurs c’est Total Energie désormais. Donc elle se rabat sur l’alcool pour qu’on oublie.

Mais il ya quoi dans l’E85 ?

L’E85 est un biocarburant. Il est issu de l’agriculture. Mais pas biologique (faut pas exagérer). Il est un mélange d’éthanol, de SP95 et d’additifs. L’alcool s’obtient facilement. Il suffit de distiller un truc fermenté et vous avez de la liqueur, du canevas, de la vodka, de la bière et du carburant pour votre voiture. C’est la fiesta. Pour l’E85, on prend des céréales ou de la betteraves en France. La même betterave utilisée pour faire ce sucre de merde.

Donc l’E85, c’est un excellent moyen de faire des économies et éviter de polluer à mort la planète. Best of Both World comme le disait R-Kelly avant d’aller en prison.

L’alcool, ça génère des vapeurs comme l’essence, ça s’enflamme comme ces vapeurs d’essence. Ça pète comme un lendemain de resto méxicain. Bref, ça coche toutes les cases, tant que le carburant n’endommage pas les système de distribution.

Sans entrer dans les détails, sachez que le carburant sert à exploser. Le piston du moteur descend, laissant entrer de l’air et un combustible (l’essence et ici, l’E85). Puis il remonte, comprime le tout, la bougie balance une étincelle et boum. Il redescend, propulsé par l’explosion. C’est le cycle de la vie motorisée, Simboum.

Mais il NE faut PAS que ça fasse Boum avant (comme dirait la jeune mariée). Le boum avant s’appelle l’auto-combustion. En gros ça explose avant l’étincelle de la bougie.

Mais il faut que ça fasse boum quand-même. L’ethanol n’a pas le même pouvoir calorifique que l’essence. Il faut plus d’alcool que d’essence pour la même explosion.

Donc une reprogrammation en E85 consiste à paramétrer ce procédé pour conserver les explosions et les conserver au bon moment. Pour ça, il faut revoir la quantité de carburant et d’air à injecter ainsi que la température à ne pas dépasser et donc adapter différents éléments, particulièrement les sondes lambda.

Les soucis de l’E85

Comme on vient de le dire, il faut plus d’E85 que de SP95 pour obtenir la même combustion car le pouvoir calorifique de l’alcool est inférieur de 33 % à celui de l’essence. Donc la consommation d’une voiture alimentée en E85 est supérieure à celle qui boira du SP95. La Fiesta boit entre 7 et 10 litres pour 100 km mais j’y reviendrai.

Autre souci : le point éclair. C’est la température minimum à avoir pour que les vapeurs puissent s’enflammer. L’éthanol a son point éclair à -7 °C. C’est pour cela que l’E85 contient du SP95 et des additifs. Sinon par -8 °C vous ne pourriez pas démarrer.

Bref, rien de grave en réalité, y compris niveau production. Mais ce n’est pas le sujet.

L’E85 : économique, écologique, merci Alain Prost

Le développement du superéthanol a été supervisé par Alain Prost. Un développement qui imposait des actions non négociables (merci Wikipedia) dont :

  • L’E85 doit être « pas cher »,
  • Le prix de vente d’une voiture E85 ne doit pas être plus élevé que sa version essence,
  • Il faut aider les petites stations à s’équiper de pompes pour le distribuer.

Et ça marche. 33 % de croissance en 2021 contre 4 % en 2020. Avec un litre de SP98 à 2,2 € ça devrait continuer. Car le plus intéressant, c’est le prix à la pompe. En 2016, il était de 0,85 €/l. A l’heure de rédaction de cet essai, il est de 0,85€ /l. Ça fait plaisir. Allez, on passe à l’essai.

Conduire une Fiesta alcoolique : j’en trépignatta !

Première question : est-ce que l’E85 réduit les performances ? Alors déjà, on se calme hein. On parle d’un 3 cylindre de 1 000 cm3, donc on va éviter de parler de performances. Mais sachez que cette Fiesta a (un peu) plus de patate que la dernière Sandero qui boxe dans la même catégorie. On atteint les 130 km/h et ça ne tremble pas dedans. Un temps correct pour les 100 km/h. Le moteur est vif en ville, et le son de cocotte minute qui boue qu’émet le moteur ne s’entend pas à l’intérieur de l’habitacle.

Cette ambiance à bord, parlons-en. Notre modèle était blindé d’options en tout genre, certaines top, d’autres totalement inutiles. Tous les packs sont cool, principalement le Pack Exclusif qui offre le régulateur adaptatif et l’aide au maintien dans la voie. Système qui fonctionne correctement. D’ailleurs un régulateur adaptatif associé à une boîte manuelle oblige à rétrograder ou passer un rapport, ce qui nous laisse moins passif que sur une boite auto. J’ai trouvé ça étrange au début, mais cool, même si ça ne va pas jusqu’à l’arrêt complet.

La ST-Line offre des sièges enveloppant mais pas si vous êtes enveloppés et la mousse utilisée fait cheap. Le Pack hiver chauffe à peu près tout (avec tout cet alcool c’est normal). Deux bémols malgré tout : le toit panoramique vraiment génial n’est plus disponible (comme cette Ford Fiesta sur le configurateur de la marque actuellement d’ailleurs).

Et le pack Gang Bang & Olufsen qui est censé procurer un super son mais en fait non. La marque est déjà surcotée dans l’univers audio. Là c’est pire : les basses saturent archi vite (il faut les réduire énormément) et le mode « spatialisation » (pour lequel vous lâchez 500 €) fait un mojitos des différentes fréquences, détruisant totalement les morceaux.

Tant qu’on y est, la charge à induction est une idée à la con, partout, tout le temps, bagnole ou pas : ça charge lentement, ça pompe beaucoup d’énergie et ça chauffe énormément plus qu’une charge par câble, chauffe que n’aime pas la batterie du téléphone. Mais si vous souhaitez vraiment cette option, il vous en coûtera 150 € (soit 180 litres d’E85) ou 2 142 km.

Petit bonbon alcoolisé

Côté look, cette version ST-Line s’offre un coloris rose métallisé du plus bel effet qui a séduit la grande majorité des personnes abordées.

Les jantes anthracites (oui grises) de 17 pouces se marient parfaitement au kit sport de cette version. C’est dynamique, fluide, bien dessiné. L’arrière reste fonctionnel (une lunette arrière utilisable, des surface vitrées généreuses) et cohérent.

Le gabarit est idéal et la garer est aisé. Sérieusement, on devrait donner des points « joie » aux personnes qui choisissent des véhicules aux couleurs vives.

Un comportement routier irréprochable

N’y allons pas par 4 autoroutes : la Fiesta est géniale à conduire ! Le châssis est top et la direction précise. Les manœuvres d’évitement se font à une main (vous faites ce que vous voulez de l’autre). Les suspensions sont un mélange IDÉAL de confort et de fermeté (notamment sur les routes dégueulasses du 94 entre Boissy et Limeil) et préservent vos Christophe lombaires.

D’ailleurs, l’histoire du SUV plus adapté sur les routes pourries avec les nids de poules. Bullshit ! La Fiesta n’a rencontré aucun problème. J’y suis allé comme avec ma bagnole, c’est à dire doucement et TOUT S’EST BIEN PASSÉ.

Le freinage est probablement l’un des meilleurs que j’ai essayé : il est progressif et la course est longue. Une progressivité qui permet de s’arrêter sans le moindre petit à-coup. Ajoutez à ça une efficacité redoutable en freinage d’urgence et tout ça, sans la triche du freinage régénératif des hybrides et électriques.

La direction est précise, pointue, affûtée. Prendre des virages avec est cool et aurait été plus cool si le moteur avait un peu de répondant. J’ai rêvé de la ST durant tout l’essai. Ça paraît normal, mais les directions à assistances électriques modernes ont tendance à créer une sorte de latence et un certain flou. La fiesta n’a pas ce problème. Pour une citadine, c’est bluffant. En plus, le volant est rembourré (comme moi) et offre un moelleux appréciable (comme moi).

Quant à la boîte manuelle à 6 vitesses : elle est agréable. Les rapports se calent parfaitement, le levier court offre une prise en mains idéale et puis, de vous à moi, ça fait du bien, sauf dans les bouchons. Là c’est naze. Ce pommeau associé à ce levier de frein à main donnent un plaisir à tendance phallique qu’on ne boude pas.

On a toutefois une caméra de recul, des radars anti-collision et un freinage d’urgence. Si par mégarde vous ne voyez pas un obstacle surgir devant vous. En plus ça se met à sonner fort et tout s’allume en rouge.

De fait, c’est simple : je n’ai rien à redire sur la conduite de cette Fiesta Flexifuel. Mieux, l’habitacle offre une vue idéale, les angles morts sont inexistants et le plaisir de se retrouver plus bas n’a pas son pareil. Il faut prendre l’habitude d’être arrêté aux feux avec une vue sur des roues de 20 pouces.

La vie à bord : le volume compte un peu quand-même

Je n’ai pas trop apprécié les sièges semi-baquet. Le maintien latéral n’est pas ouf, surtout si il y a du large à maintenir. En revanche, la hauteur sur plafond suffit. Les sièges arrière sont inclinés, ce qui augmente l’espace aux jambes des passagers (technique de Pythagore). Je mesure 1m80 et conduis à l’antillaise allongé. Malgré cela, un de mes passagers placé derrière moi et mesurant 1m83 (j’aime la précision) était à l’aise (soit bien mieux que dans un A320 EasyJet). J’exagère : j’ai redressé un peu mon siège, mais j’étais bien installé pour conduire.

En revanche, s’extraire des places arrière est un défi. Un challenge d’autant plus douloureux si vous souffrez du dos. Si le SUV a bien un point fort c’est justement d’éviter d’avoir à s’extraire de la voiture. Deux personnes ayant des problèmes de dos ont vraiment eu du mal à sortir après s’être installées à l’arrière. Et elles sont fines.

Autre chose hyper appréciable : l’isolation. La Fiesta offre un silence à bord rare pour la catégorie. On n’entend donc pas le moteur comme dit plus haut, mais également pas trop les bruits de vent, même à 130 km/h. On peut apprécier la musique sans avoir à augmenter intensément le volume. Dommage que l’option B&O ne soit pas plus efficace (second taquet mais à 500 € frérot, j’exige un minimum de clarté dans le spectre).

On termine ce passage avec l’éclairage. Encore une fois, Ford a fait un super boulot. Le bleu choisi pour le compteur entièrement digital est idéal pour ne pas brûler les rétines du conducteur, surtout la nuit. On peut d’ailleurs régler la luminosité simplement via un bouton dédié situé à gauche du volant. Comme beaucoup de voitures, je sais, mais là, on le trouve facilement et il est accessible à l’aveugle. Comme sur la Honda Jazz, mon premier essai sur Hoonited (le temps passe comme les voitures).

Bref, on s’y sent bien dans la Fiesta. On a envie de mettre un petit son d’été et de bouger car comme le dit la philosophe Shakira, le hanches ne mentent jamais. Une remarque pas Gerard piquée des hannetons, je le conçois.

Fiesta Flexifuel : le flacon est là, mais pour l’ivresse, il va falloir un siffler le réservoir

Rouler à l’éthanol ne change strictement rien et le trois cylindres de mille cm3 est toujours aussi chiant à conduire, poussif malgré le turbo bref : ce n’est pas pire, ça fait l’affaire en ville et le ça souffira sur les longs trajets à 130 km/h (moins à 110 km/h). Enfin le moteur, pas vous. Vous profiterez d’Apple Car Play et Android Auto.

Mais en éthanol, la consommation s’envole. Fleurter avec les 10 l/100 km m’a ramené au 2.0 l atmo de la 206CC. Mais qu’importe : avec un prix fixé à 0,85€/l, même à 10l/100 km c’est rentable. Puis cette conso est un peu biaisée car j’ai pu parcourir 503 km avec le réservoir de 42 l, ce qui donne une moyenne pas déconnante de 8,35l/100 km. Ramené au tarif en vigueur, ça donne 7 € les 100 km contre 11,55 € pour une voiture au SP95 faisant 5,5l/100 km (et les 3 cylindres offrant cette conso sont rares).

A l’instar d’un humain, une voiture alcoolique a tendance à abuser de la boisson. Mais ce n’est pas dramatique pour elle, puisque le litre n’est pas cher.

Le seul regret, finalement, c’est qu’on n’a pas accès à des motorisations E85 natives plus balaises sur ce modèle. Et si vous craquez pour cette voiture, il faudra être patient, puisqu’elle n’est même plus configurable tant la demande est forte.

Pour le reste, à part cette option sonore Bang Bang et machin à 500 balles, on n’est pas loin du sans faute. Pas loin, parce que la configuration essayée coûte tout de même 26 440 €. Ça fait cher le petit trois cylindres. Pas loin, parce que la pénurie en fait une voiture qui serait idéale maintenant. Pas loin, parce qu’on risque de ne plus la voir, le Ford Puma rencontrant un franc succès, ce dernier est en train de la replacer.

La fête est finie

La Fiesta est une bonne voiture et la Fiesta Flexifuel qui roule à l’éthanol est une bonne bagnole. Le comportement sain, le plaisir au volant, l’ambiance à bord, l’isolation et l’habitabilité sont top. Surtout pour une citadine. Même le design est réussi et cette couleur bonbon a rencontré un franc succès.

Elle sonne malheuresement la fin d’une fête qu’a commencé la marque en 1971 sans jamais dénaturer l’esprit d’origine. Ford ne donnera probablement pas suite, car c’est le petit Puma qui a pris le relais. Il rencontre un franc succès et la conjecture oblige, tel Didier Deschamps, à faire des choix. Le constructeur américain a choisi l’alcool pour célébrer sa dernière fiesta et c’est très bien ainsi.

Toutes les photos de la Ford Fiesta

On aime

- Comportement routier.
- Look réussi.
- Suspensions au top.
- Habitabilité.
- L’E85 ne change rien au comportement.
- Insonorisation (ça fait du bien).

On aime moins

- Conso en E85.
- Actuellement introuvable et impossible à commander.
- Toit panoramique qui n'est plus disponible.
- Option B&O à 500 € inutile.
- Moteur qui manque de pêche.

L'avis de l'équipe Hoonited
La note de l'équipe Hoonited
La note du public
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Couleur
9.5
10
Extérieur
7.0
10
Jantes
7.0
7.0
Intérieur
7.0
10
Performances
5.0
8.0
Châssis
8.5
10
Assumerais-je de rouler avec ça ?
7.5
10
Prix
6.4
5.6
7.5
La note de l'équipe Hoonited
8.8
La note du public
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Le Stagiaire
Nourrit à base d'huile de tournesol 15W40 et de chips Vico, le stagiaire n'a pas de nom, parce qu'il ne le mérite pas. Il nettoie les locaux virtuels de Hoonited et entre 2 coups de serpillère virtuelle, il écrit des trucs et taxe des voitures pour les essais.